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Prime sur les vélos à assistance électrique

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Une prime de 200 € est accordée par l’Etat sur l’achat d’un vélo à assistance électrique. Pour tout savoir consulter le site web de l’agence www.asp-public.fr

L’Etat se montre bien généreux en ce début d’année 2017. A compter du 19 février 2017 et jusqu’au 31 janvier 2018, l’Etat accorde une aide pouvant aller jusqu’à 200 € pour l’acquisition d’un vélo à assistance électrique. Déjà quelques villes, comme Paris ou Rueil Malmaison, octroient une aide financière pour ce type d’achat ; cette fois-ci c’est toute la France qui en bénéficiera. Evidemment les aides ne sont pas cumulables entre elles.

Le mode d’emploi pour toucher cette prime semble assez simple. Après l’achat du vélo, il suffit de se connecter sur le site de l’ASP (http://www.asp-public.fr) et de remplir un formulaire qui sera mis en ligne à partir du 1er mars. Rappelons que cette agence contribue à l’application des politiques publiques, notamment à payer les aides agricoles.

Bien évidemment un certain nombre de conditions sont requises pour toucher cette prime fixée à 20% du montant d’achat du VAE avec un plafond de 200 € :

  • Elle est accordée à toute personne physique majeure ou à toute société justifiant d’un domicile ou établissement en France.
  • Les vélos VAE doivent être conformes à l’article R.311-1 du code de la route de l’Etat, ayant une puissance maxi de 250 W, une assistance qui se coupe dès 25 km /h, et fonctionnant uniquement en pédalant.
  • Les vélos utilisant des batteries au plomb sont exclus du dispositif (idem pour tout autre moyen de locomotion à assistance électrique comme les patinettes qui ne répondent pas à l’article R311-1 du code de la route).
  • Cette aide n’est versée qu’une seule fois à une personne physique quel que soit le nombre de VAE acquis.
  • Il faut donc justifier de son domicile et de la facture d’achat du VAE.

Vitus, la fin d’une belle histoire

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Vitus, marque emblématique de l’industrie française du cycle, a longtemps été la référence en matière de fabrication de cadres de vélos.

Vitus, la fin d’une belle histoire

Vitus, marque emblématique de l’industrie française du cycle, a longtemps été la référence en matière de fabrication de cadres de vélos. Mais comme beaucoup d’entreprises nationales, Vitus n’a pas su se mettre au diapason pour résister à la concurrence asiatique.

D’abord exploité par le Petit Tube de Précision, société située à Maison Alfort (94), la marque Vitus est reprise par l’entreprise Ateliers de la Rive, fabricant de tubes pour cycles à Unieux (proche de Saint Etienne). Au début des années 1970, l’entreprise est rachetée à son tour par la société d’emballage Bador qui poursuit l’activité de décolletage. En parallèle d’une production de cadres en acier haut-de-gamme (série 971, Super Vitus 980, 181, 788…), Vitus Bador développe des recherches dans l’assemblage des tubes par collage (en partenariat avec 3M).

En 1979, le Vitus 979 Duralinox, premier cadre en aluminium collé, connaît un succès immédiat, permettant à la marque de caracoler en tête. Cette innovation est le fruit d’une collaboration entre Bador, qui assure l’assemblage et le collage, CLB qui produit des raccords en aluminium collés et les Ateliers de la Rive fabriquant les tubes.

En 1984, nouvelle avancée technologique avec le premier cadre en fibre de carbone moulé, le ZX1, suivi des Vitus Plus Carbone et Carbone Kevlar en tubes collés. En 1991, la société passe sous le giron de Sorofi, holding financière, et produit à ce moment près de 3000 cadres par jour. Malgré ces succès, les concurrences italiennes, avec Columbus, et taïwanaises sont rudes. Celles-ci répondent à la nouvelle demande des vététistes et des professionnels qui exigent des cadres plus fun. Faute d’investissement l’entreprise ferme définitivement ses portes en mars 1999. Depuis, le nom commercial a d’abord été repris par Look, distribuée alors par l’importateur Jean Alvarez (liquidée en 2008), puis aujourd‘hui par le géant irlandais de la vente par internet Chainreactioncycles.

(texte exposition « Le Cycle à St Etienne : un siècle de savoir-faire -2015)

Gare aux fraudes sur internet !

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De plus en plus de consommateurs effectuent leur achat en ligne, mais de bonnes affaires en apparence peuvent se transformer en arnaque.

Pl@net Vélo se joint à Scott et Orbea pour mettre en garde les internautes face aux offres de produits de contrefaçon présents régulièrement sur la Toile. Les vélos n’échappent pas à la contrefaçon à l’instar des parfums et autres produits de grande diffusion. Ces produits contrefaits sont souvent proposés lors de ventes aux enchères sur internet mais également sur des sites indépendants. Ces contrefacteurs attirent souvent les consommateurs avec des prix proposés très bas.

Les adeptes de telles plates-formes, qui pensent faire de bonnes affaires, prennent le risque d’acquérir des produits de mauvaise qualité qui ne répondent donc pas aux normes en vigueur et peuvent ainsi engendrer des casses occasionnant de graves accidents. Autre risque, les achats après paiement ne sont pas toujours expédiés à leurs destinataires.

Les constructeurs SCOTT et Orbea, et par voie de conséquence Pl@net Vélo détaillant référencé de ces deux marques, rappellent que les consommateurs ne pourront bénéficier d’aucune garantie sur les produits qui n’auraient pas été achetés via le réseau de revendeurs officiels.

Exit Sunn, Cycleurope lâche Machecoul, alliance entre Mavic et Time

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Pour la quatrième fois Sunn dépose son bilan, mais cette fois-ci la marque française de VTT n’échappera pas à la liquidation judiciaire. Un véritable gâchis alors que ce constructeur fut dans les années 1990 la référence en matière de VTT avec ses fameux cadres chromo.

Sunn jette l’éponge

Pour la quatrième fois Sunn dépose son bilan, mais cette fois-ci la marque française de VTT n’échappera pas à la liquidation judiciaire. Un véritable gâchis alors que ce constructeur fut dans les années 1990 la référence en matière de VTT avec ses fameux cadres chromo. Selon le magazine Vélo Vert, le bloc d’actionnaires constitué par le fonds d’investissement (majoritaire à 85 %), le constructeur Look, qui se chargeait de la commercialisation des vélos Sunn, et Planet Fun, le monteur des vélos, n’ont pu remonter la marque après ses derniers déboires financiers en 2011. Depuis trois mois, les salariés de Sunn ne touchaient plus leur salaire et la production des vélos avaient été stoppée. L’issue redoutée devenait dès lors inéluctable : le tribunal de commerce de Toulouse a donc prononcé la mise en liquidation judiciaire de la marque française. Exit Sunn…

L’aventure Sunn a commencé en 1982 par le BMX. Son créateur, Max Commençal, a fondé la société MX France qui a très vite pris le nom de Sunn. Pourquoi Sunn, alors que la marque est bien d’origine française ? Ce nom a été trouvé par Max Commençal lors d’un séjour en Angleterre, un jour de grisaille et de blues, comprenant qu’une marque à consonance anglo-saxonne avait de meilleurs atouts à l’export. Très vite, la jeune entreprise s’est taillé un franc succès dans le milieu du BMX, du VTT et vélo de descente. Sunn a engrangé les victoires en compétition avec notamment Nicolas Vouilloz qui lui a apporté trois titres consécutifs (1997, 1998, 1999) de champion du monde. Mais les coûts de la compétition et de marketing ont plombé les comptes de Sunn. En 1998, les actionnaires ont poussé Max Commençal vers la sortie. Premier dépôt de bilan. Après son redémarrage, l’entreprise n’a pas trouvé son rythme et est de nouveau placée en 2005 sous administration judiciaire. En 2006, nouvelle renaissance, l’entreprise Sunn est reprise par Patrick Tanguy et Thierry Céré, avec seulement la moitié des 47 salariés restants. La société a pris l’appellation Manufacture de cycles des Comminges (MCC) et a relancé une nouvelle collection en repartant d’une feuille blanche. Le succès des nouveaux modèles a été alors à la hauteur des espérances avec à la clé les titres du Vélo de l’Année en 2007 pour le Kern LT, modèle enduro, et en 2008 pour le modèle cross country Kern. Mais de nombreuses erreurs industrielles et commerciales ont plombé encore une fois les comptes de la société qui, placée en 2011 sous administration judiciaire, est maintenue en survie grâce à l’aide de Look, de Planet Fun et d’un fonds d’investissement. Mais l’appui du triumvirat ne suffira pas, et Sunn tire aujourd’hui sa révérence (momentanément ?) pour la dernière fois.

Intersport s’offre l’ex-usine de Cycleurope

L’usine de Cycleurope, située à Machecoul (Loire Atlantique) près de Nantes, sera finalement reprise par Intersport. Cette usine avait été créée en 1925 par Marcel Brunelière qu’on appelait « Le Gitan » (d’où le nom Gitane) et était tombée en 1996 dans l’escarcelle de Cycleurope, propriété du suédois Grimaldi Group. Ayant été choisi comme le repreneur par le tribunal de commerce de Troyes, Intersport y prévoit le montage de 100 000 vélos sur les 200 000 vendus habituellement dans ses 600 magasins nationaux sous la marque Nakamura. L’usine prendra désormais l’appellation La Manufacture français de cycles. Le site industriel, que la maison mère avait lâché, était en redressement judiciaire depuis le 30 octobre 2012. Cette reprise par Intersport permettra de conserver 175 salariés sur 259.
Cycleurope avait déjà été en 2007 sous les feux de l’actualité lors de la vente des murs du site industriel de Machecoul au conseil général qui les lui relouait ensuite sous forme de crédit-bail. Une entrée d’argent qui avait permis d’éviter un important plan de licenciement et la délocalisation d’une partie de la production. Cette usine produisait entre autres les marques Jacques Anquetil, Bernard Hinault et Laurent Fignon, et avait été ensuite dédiée au montage de vélos de grandes surfaces alimentaires et multiports après sa reprise par Cycleurope. Romilly-sur-Seine, siège social et deuxième unité de production en France de Cycleurope se chargeait des marques plus nobles comme Gitane, Bianchi, Puch, et l’assemblage de vélos de marques extérieures au groupe comme Renault Sport (de 2004 à 2007) et Peugeot Cycles. Petite précision à ce sujet : Peugeot ayant cédé son outil de production de Romilly à Cycleurope en 1992, se voit aujourd’hui confier la production (et la commercialisation) de ses vélos à Cycleurope. Difficile dans cet embrouillamini de trouver une marque de vélos produisant du 100% français. Entre les pièces détachées en provenance d’Asie, de sous-traitance et de production dans les pays de l’Est,pas facile de mesurer le véritable made-in-France.

Alliance entre Mavic et Time

Time et Mavic ont signé un accord de collaboration technique visant à développer et à commercialiser des pédales automatiques en route et VTT sur la base des standards existant ICLIC et ATAC. Les deux sociétés françaises partagent les mêmes valeurs d’innovation et de qualité avec un positionnement haut de gamme. La mise en commun de leur savoir faire permettra ainsi aux deux fabricants de faire face à une concurrence acerbe. Mavic après une tentative de commercialisation de pédales automatiques avait dû retirer de son catalogue la gamme de pédales automatiques route. Tandis que Time se remet tout juste d’un dépôt de bilan. Nul doute que la synergie de deux talentueux fabricants sera un plus en ces temps économiques difficiles.

La route de la soie à vélo

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Véritable légende pour aventuriers, la route de la soie est l’itinéraire qu’a décidé de suivre Romain Héliard pour rallier Paris à Shangai à vélo. Un petit périple de 18000 km.

Romain Heliard n’est pas du genre à passer inaperçu. Certes, avec son vélo harnaché de sacoches à l’avant et à l’arrière, le bonhomme surprend. Mais c’est surtout quand il descend de sa monture, en vous regardant du haut de ses 1,95m qu’on sent avoir à faire à un solide gaillard prêt à braver moult périples sur environ 18000 km via une quinzaine de pays. Avec un tel gabarit, Romain aurait pu faire partie d’une quelconque sélection olympique des jeux de Londres, mais il a préféré chercher sa médaille d’or à l’autre bout de l’Asie par la route de la soie à vélo.

Shangai

Nombreux sont les aventuriers des temps modernes à partir sur les routes en voiture, à moto ou à vélo. Après une première expédition sur le continent américain –toujours à vélo- Romain a décidé cette fois-ci de reprendre la route en direction de la Chine, à Shangai, avec pour compagnon de voyage un Canadien, Harris, rencontré lors de son précédent périple américain. Leur chemin se séparera en Turquie. Côté matériel, Romain est reparti du cadre en acier de son ancien vélo, utilisé lors de sa précédente expédition, qu’il a confié à Pl@net Vélo pour l’habiller version grand raid : rayonnage des roues avec jantes renforcées Mavic A719 et moyeux Shimano XT 36 rayons, pédalier Sora triple-plateaux avec cuvettes roulements Hollowtech, dérailleur et cassette arrière Deore, freins cantilever… L’ensemble a fière allure et impose le respect quant à sa construction notamment avec ses pneus Schwalbe Dureme de 700×50. Amateurs de produits extra light en quête de vélo de moins de 10 kg, passez votre chemin, il n’y a rien pour vous. Ici, tout respire la santé et on approche des 18 kg.

Réglages

Partis le 10 juillet, après quelques réglages (surtout sur le vélo de Harris qui n’était pas tout à fait au point), nos compères ont pris la direction du Morvan et du Jura. Premières étapes : traversée de l’Europe. Passage par la Suisse avec des pentes de plus de 18 %, mais des paysages de toute beauté en haut de cols comme ceux de Furka, source du Rhône, de Wolfgangpass à 1600 mètres d’altitude, près de Davos ou le Flüelapass à 2383 m, avant de passer la frontière du Tyrol italien. Cette contrée, appelée aussi Alto Adige, est un véritable décor pour studios Disney avec des châteaux en grand nombre, des vallées alpestres verdoyantes et une propreté incroyable. Puis passage en coup de vent en Autriche. Le 5 août, nos voyageurs arrivent en Slovenie aux immenses forêts pour goûter à un peu de repos à Ljubjana, la capitale, après trois semaines de vélo sans interruption.

Etape suivante ? Pour suivre la pérégrination de nos cyclistes, ne manquez pas notre prochaine newsletter.

Qu’est-ce que la route de la soie ?

À vrai dire, la route de la soie se décline sous la forme de plusieurs routes commerciales de la soie. Mais toutes passaient pour la plupart par l’Asie centrale. Si l’appellation « route de la soie » a été gravée par l’histoire, c’est parce qu’effectivement, la précieuse étoffe et autres matières précieuses, en provenance de la Chine, étaient des richesses extrêmement prestigieuses acheminées vers les différents royaumes et empires de l’Europe. Ces caravanes qui l’empruntaient, étaient constituées de marchands, de diplomates, de soldats, et religieux et ont participé à la diffusion de marchandises et de savoir. Toutes les religions pratiquées des deux côtés du monde se sont croisées sur cette route qui s’est avérée particulièrement bénéfique pour la propagation de l’islam et du bouddhisme. Ces axes commerciaux attiraient forcément des brigands pour faire main basse sur ces immenses convois chargés de précieux butins.

Parmi les pays traversés, d’Est en Ouest : Chine, Xi’an (province du Shaanxi), province du Xinjiang, Kirghizstan, Tadjikistan, Ouzbékistan, Turkménistan, Iran, Irak, Syrie, Turquie, Europe.